

Né en Guadeloupe d'une mère esclave de Gorée et d'un colon blanc, Joseph de Bologne plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-Georges fut un talentueux musicien et un républicain engagé.
Le Chevalier de Saint-Georges, fut non seulement un musicien très en vogue à la fin du XVIIIe siècle — il fut le premier compositeur noir de l'histoire de la musique, mais également un citoyen engagé qui combattit sous la Révolution française pour imposer les idées républicaines.
Surnommé le «Mozart noir», «le Voltaire de la musique» ou «le Nègre des Lumières», sa route croisa celle des plus grands de ce siècle tourmenté : Alexandre Dumas Père, autre mulâtre qui appartient au régiment de hussards composé uniquement de Noirs et de métis «la légion de Saint-Georges» qu'il a créé, Mozart dont il est le rival, mais aussi le roi Louis XVI en personne qui le nomme en 1775 directeur de l'Opéra de Paris. Mais les demoiselles et dames de l'Opéra refusent l'autorité de cet homme de couleur, affirmant dans un placet adressé à la reine que «leur honneur et la délicatesse de leur conscience ne leur permettraient jamais d'être soumises aux ordres d'un mulâtre...».
C'est en 1766 que Joseph de Bologne débute sa carrière militaire en entrant dans la Compagnie des Gendarmes du Roi d'où son titre honorifique de Chevalier de Saint-Georges.
Le Miracle comme beaucoup le dénommaient.
« Je suis de ceux qui veulent faire, jusqu’à ce que, à la fin, il n’y ait aucun moyen de faire. » (Mozart lui-même).
« Sous une apparence frivole, il dissimulait à dessein une angoisse intime, une sorte d’ironie de soi-même. » (Joseph Lange)
« Le plus grand compositeur que le monde possède aujourd’hui. » (Paroles de Joseph Haydn en 1788)
Du concerto 21 en Ut majeur, le beau mouvement Andante est celui que vous entendrez, « conflit entre le rythme oppressant des basses et le chant de large et sereine tendresse, qui se poursuit, se charge, de souffrance dominée, bien que présente, pour atteindre, à la fin, une paix plus profonde encore, exprimée en La bémol ».
Et le bouquet des œuvres de Mozart choisies pour le Festival, cette superbe Messe du Couronnement, avec le Chœur de Dakar, en présence de Denise Cabrita et Guillaume Duteurtre, accompagnés par l’Orchestre du Festival de Musique de chambre de Paris, sous la direction de Bernard Thomas. « L’enfant perpétuel, l’oiseau des angéliques insouciances ».
Cet homme viril, ce héros, nous adresse un dernier salut. Car le lied pour la clôture de la Loge, est bel et bien l’équivalent de ce « chant des adieux » que le scoutisme anglais a repris à la maçonnerie britannique.
Et l’adieu que Mozart fait chanter à ses frères, celui qu’en secret il adresse sans doute à tous ceux qu’il aime et qui l’aiment, ne nous parle que d’amour, de travail et d’avenir, pour s’achever sur le mot LUMIERE.
Joulien JOUGA était un personnage hors norme. Ancien capitaine de l’équipe nationale de basket du Sénégal puis de l’ex-fédération du Mali, Commandant dans l’armée Sénégalaise, il était depuis toujours musicien, compositeur et directeur de chorale.
Sur demande du Président Senghor, Julien JOUGA a modifié l’hymne national.
L’animation de l’exposition Art Contemporain Sénégalais au Grand Palais à Paris a déclenché sa carrière internationale. Concerts à ST EUSTACHE à Paris; participation aux manifestations du bicentenaire de la Révolution Française avec le spectacle « Toussaint LOUVERTURE », à Dakar et à Lille; participation aux choralies de Vaison-la-Romaine. Sa présence a marqué le festival des Musiques Métisses, et rehaussé le prestige du Festival Mozart de Dakar, en 1991.
Le travail de Julien JOUGA est célèbre pour avoir fixé le premier les lignes d’une polyphonie africaine originale. Le personnage a marqué les esprits par son omniprésence à l’appel de l’union et de la paix. Il est mort en laissant un trésor de compositions musicales tirées des sources de la musique ethnique du Sénégal.
C’était tout simplement un Homme de c(h)oeur.
Fils d'un instituteur devenu directeur d'école normale, Gabriel Fauré suit
dès son jeune âge, les cours de l'école de musique fondée
en 1863 par Louis Niedermeyer. Elève et ami de Saint-Saens qui lui
fait découvrir Schumann, Liszt, Wagner, il ira entendre La Tétralogie à Munich
en 1879. Il est nommé en 1877 Maître de chapelle à La
Madeleine.
Parallèlement, il est l'hôte apprécié des salons parisiens, où son caractère, ses qualités pianistiques et d'improvisation font merveille. En 1972, Fauré est nommé inspecteur des conservatoires; en 1896, il est titulaire du grand orgue de La Madeleine, puis succède à Massenet comme professeur de composition au Conservatoire où il comptera de nombreux et prestigieux élèves, Charles Koechlin, Nadia Boulanger, Ravel et d'autres..
A partir de 1903, le compositeur est atteint de troubles auditifs qui évoluent vers une surdité quasi-totale. Ce qui ne l'empêche pas, lui qui n'était pas passé par l'enseignement officiel du Conservatoire, d'en devenir le directeur en 1905.
C'est un homme au faite de la gloire qui s'éteint en 1924, et à qui la patrie reconnaissante accorde l'ultime honneur des funérailles.
Originaire du Languedoc, c'est dans la région de Béziers que
Roger Calmel accomplit ses premières études musicales. En 1944,
il rejoint Paris pour étudier la composition à l'école
César Franck, avant d'entrer au Conservatoire de Paris où il
fréquente notamment les classes d'Olivier Messiaen (esthétique)
et Darius Milhaud (composition). Il complète encore sa formation au
contact de Pierre Schaeffer, autour du Studio d'Essais de la Radio.
Les années suivantes voient naître les premières grandes œuvres,
dont certaines obtiendront d'importantes distinctions (Premier Prix de la Ville
de Paris pour le Concerto grosso pour quatuor de saxophones et orchestre en 1958,
Premier Prix de la Confédération Nationale de France en 1959, Grand
Prix du concours international de composition de Divonne en 1960 avec l'Hommage à Gossec,
Grand Prix de musique de chambre de l'Institut de France en 1976 …). C'est à cette époque
que s'affirme véritablement la personnalité musicale de Roger Calmel,
au travers d'un langage d'essence atonale, qui ne renie cependant ni la polytonalité,
ni l'usage de pivots tonaux.
En 1963, Roger Calmel est nommé professeur à la Maîtrise
de la RTF et, de 1979 à 1991, dirige le Conservatoire " Darius Milhaud " du
XIVème arrondissement de Paris. De 1991 à 1998, il est inspecteur
des Ateliers Musicaux de la Ville de Paris. Ces activités pédagogiques
ne furent pas sans influencer la carrière du musicien, qui consacra dès
lors (à compter des années 1980) une grande partie de son activité à l'écriture
de nombreuses œuvres de musique vocale, à la demande du mouvement " A
Cœur Joie " et de divers festivals et chorales. Cette orientation
fut à l'origine de mutation stylistique, manifestée au travers
d'une écriture limpide, reflet d'une attention polyphonique particulière.
C'est cette même tendance (orientée, à l'instar de nombreux
compositeurs contemporains vers une plus grande simplicité), qui a toujours
guidé la démarche de ce compositeur.
Il reçoit à partir de 1851 ses premières leçons
de piano de sa mère. Recalé une première fois en 1851,
il est admis au Conservatoire de Paris le 10 janvier 1843. Il y suit des
cours de chant et de piano.
Accueilli à Paris par sa sœur Julie, il peut intégrer le Conservatoire. Il obtient un premier Prix de piano en 1859, mais ne s'entend pas avec Bazin, son professeur de composition.
Il est impressionné par
l'audition de L'Enfance du Christ de Berlioz en 1855 et suit les concerts
des œuvres de Berlioz et de Wagner au Cirque
Napoléon (inauguré par Napoléon III en 1852, devenu
depuis Cirque d'Hiver), les concerts que Wagner donne en personne en 1860
lors de son séjour parisien.
Il étudie l'harmonie et donne quelques concerts. En 1861, il publie
chez Brandus et Dufour une Grande Fantaisie de concert sur le Pardon de Ploërmel,
sur un thème de Giacomo Meyerbeer. En 1862 il obtient un second Prix
de fugue et de contrepoint.
En 1863, il remporte le Grand Prix de Rome. Professeur au conservatoire en 1878, il est élu la meme année à l’Académie des Beaux-Arts. Il exercera sur l’opéra français une influence réelle.
L’œuvre de Massenet a joui au tournant
du siècle d’une
popularité extraordinaire.
S’il est resté au répertoire jusqu’à aujourd’hui,
sa fortune critique a pourtant été beaucoup moins heureuse.
Souvent taxé de facilité, voire de vulgarité par les musicologues et les historiens de la musique, il a longtemps fait figure de repoussoir aux chantres de la pureté musicale et de la modernité. Une écoute sans préjugés oblige pourtant à reconnaître que les raisons profondes de succès tiennent autant, sinon plus, à son génie qu’à son adresse à plaire.
Son sens de la mélodie, sa connaissance de la voix humaine, son don pour charmer et toucher le public lui ont permis de produire quelques chefs-d’œuvre lyriques que le temps n’a pas atteint, au-delà des modes, tels que Manon (1884), Werther (1892), Thaïs (1894). Musicien au métier remarquablement sûr, il ne s’affranchit certes pas toujours des conventions, mais il sait aussi faire preuve d’audace et de réelle sensibilité. Ses harmonies particulièrement sensuelles, son sens de l’orchestration, en font un des maîtres de la couleur auquel la génération suivante, Debussy compris, devra beaucoup.
Johann Pachelbel est un musicien allemand, né et mort à Nuremberg.
Il est à son époque un des compositeurs importants de l’Allemagne centrale et méridionale. Cette région est alors sous l’influence de l’Italie et Pachelbel reste un des maillons de la tradition qui relie Jean-Sébastien Bach aux compositeurs contemporains.
C’est également un organiste de grande importance, activité qu'il exerça durant toute sa vie dans les villes d'Altdorf, Vienne, Eisenach, Stuttgart et Nuremberg
Son œuvre, à la mélodie simple et aux harmonies chantantes, est d’un contrepoint un peu sévère. Elle comprend notamment : des Sonates pour violons et continuo ; Six séries de variations pour le clavecin ; de nombreuses œuvres vocales : cantates, motets, messes ;et de nombreuses pièces pour orgue :toccate, préludes, fugues, chorals..
Le compositeur-organiste était un ami du père de Jean Sébastien Bach et fut en exemple et un conseil pour le jeune musicien.
Venise 8 juin 1671 -Venise 17 janvier 1750 (1751).
Son père, fabricant de cartes à jouer, possède plusieurs boutiques à Venise et quelques propriétés foncières.
Il fait son apprentissage dans le commerce de son père. Parallèlement il prend des leçons de violon et de chant. C'est un violoniste et un maître de chant renommé, mais on ignore quelle a été sa formation.
Malgré ses qualités musicales, il ne cherche pas à intégrer une filière musicale professionnelle, se déclarant Musico di violino dilettante veneto.
Il fait dans un premier temps quelques essais infructueux de composition de musiques religieuses.
En tant que fils aîné, son père le destine à reprendre les intérêts de l'entreprise familiale. Cependant, après la mort de celui-ci en 1709, Tomaso abandonne la responsabilité de l'entreprise à ses deux frères cadets, et se consacre uniquement à la musique, se qualifiant cette fois de musico di violino
Il est à l'apogée de sa carrière dans les années1720. A partir de 1741, il n'existe plus aucun témoignage sur le compositeur. C'est pourquoi on a parfois indiqué 1741-1742 comme date de décès, et douté de l'acte de décès de 1750.
Bach s'est intéressé à ses compositions, et lui a même emprunté des thèmes musicaux. Il laissait aussi réaliser par ses élèves des partitions d'Albinoni ne contenant que la basse chiffrée.